[Carnet De Terre] Du Mt Fuji à Kyoto – Japon

[Carnet De Terre] Du Mt Fuji à Kyoto – Japon

[Carnet De Terre] Du Mt Fuji à Kyoto – Japon

#JOUR11 > KAWAGUCHIKO

Dur réveil. De bon matin un marteau piqueur fait trembler mon auberge, et me martèle le cerveau. On dirait qu’il est dans le bâtiment tellement le bruit passe bien à travers la fenêtre. Bref réveil rapide 2 biscuits et on s’active pour le grand départ !

1ère étape: Le Mont Fuji !! Au départ de Nakano, je fais encore mes gros détours inutiles (que j’aime vraiment il faut croire); Je suis à l’heure et c’est le principal, les trains aussi, mais le trajet n’est pas très simple car il n’y a pas toujours d’escalators pour monter jusqu’aux quais.
J’ai réussi à tout plier mais comme je le pensais j’ai un sac en trop (c’est à dire, mon sac photo, mon sac cabine et ma valise pleine à craquer, en plus de poches).
J’ai 3 trains à prendre, et je ne dois surtout pas rater mes arrêts, mais par chance, ils sont écrits en anglais, et j’arrive à les entendre par le haut parleur.
Je transpire comme un boeuf, et m’achète une copie conforme des cookies glacés de Ben&Jerry’s pour reprendre de l’énergie.

Fuji

Les paysages changent petit à petit à travers les fenêtres passant de maisons, à maisons et quelques champs, à plus de champs que de maisons. J’aperçois quelques japonais travailler dans leurs champs de riz, un gros chapeau de paille sur la tête.

Environ 2h plus tard, j’arrive à destination: Kawaguchiko, en bordure de son grand lac du même nom. Il y a 20 minutes de marche jusqu’à mon auberge et mes bagages me tuent, j’essaie donc de prendre un taxi japonais ! 730¥ pour m’éviter 20 minutes (sûrement plus) de galère, allez faut essayer ! Le chauffeur n’est vraiment pas aimable mais peu importe, j’écoute le moteur de la voiture (auto) qui est vraiment silencieux et profite de ce que j’appelle la conduite inversée ^^

Arrivée rapide, check-in rapide, staff vraiment sympa, et qui m’aide bien à planifier mes futurs trajets aux alentours. Une fois mes sacs montés non sans peine au 1er, je prépare mon sac photo pour une petite balade sous la pluie (douche) pour aller au musée des pierres (précieuses et semi), car je ne compte pas rester 2j à regarder l’eau tomber !

Après ce très rapide tour de salle et quelques petits achats, je reviens sur mes pas pour entamer un autre petit périple d’avant dodo. Puis quelques mots avec les filles de ma chambre, et je m’active.
Le soleil est presque couché mais nous entrons dans l’heure bleue et c’est encore jouable. Mon auberge loue des vélos à 150¥ l’heure, ce qui est vraiment raisonnable, il y a un panier pour y mettre mon gros sac photo, une béquille et il roule du tonnerre !

Je ne fais pas le tour entier du lac car après quelques arrêts photo il n’y a plus de lumière et cela ne sert à rien de continuer, mais le résultat est vraiment pas mal !

En allant fumer une cig’ sur la terrasse, un jeune commence à me parler, mais j’ai vraiment faim et il à la gentillesse de me conseiller un restaurant.
Je pars vite, et m’arrête sur le chemin pour retirer car j’ai dépensé tout mon liquide.
Et là, c’est ce qu’on appelle le drame. ATM refuse de me donner mes billets. 1 fois, 2, 3, non.
C’est la panique à bord, heureusement, il me reste encore 1 beau billet pour tenir quelques jours; Ce soir je ferai des économies et fait quelques achats dans le 7eleven, tant pis pour le resto !

#JOUR12 > KAWAGUCHIKO > FUJISAN

Après une nuit en coupures, je décide d’aller visiter l’Ice Cave (grotte de glace).
Je regarde les bus avec les jeunes de l’accueil, et pars équipée de mon sac photo et de mon trépied.
Le bus est en retard, le chauffeur n’est pas sympa, et le bus roule, roule… C’est sans fin. On fait le tour du lac, et je finis par comprendre que mon arrêt est le terminus, c’est à dire, le tarif le plus élevé. 45 minutes, 750¥… J’essaie de voir le bon côté des choses en me disant qu’au moins j’aurais fait le tour du lac qui est assez réputé pour sa beauté (quand il fait beau surtout!).

En plus, je dois encore marcher un moment pour arriver à destination.
Bref, je paie mon entrée (avec une petite réduc).
Dès la descente des 3 premières marches, je sens un changement de température incroyable.
En entrant, on tombe sur des murs de blocs de glace, puis sur une salle avec 3 stalactites de glace colorées et à gauche des petites colonnes de glace; Puis je dois passer dans un tunnel, si bas que je dois m’accroupir pour avancer ! Revoilà des escaliers, et… la sortie !
Je viens de faire 1h de trajet pour une visite de 7 minutes !

Ice Cave

Enragée, je repars prendre le bus qui mène directement à la gare; Sauf qu’il ne passera pas avant 1h30… Je crois que de la fumée sort par mes oreilles.
Je reviens donc sur mes pas et attrape par chance le même bus qu’à l’aller.

Je descends cette fois à la gare car le ciel s’est dégagé et je vais en profiter pour aller sur le Mont Fuji ! Pour cela, je dois prendre encore un bus, dont le trajet côute… 1540¥… L’aller ! Certes il y a 1h de route mais ce n’est pas un peu forcer sur le porte monnaie des touristes ?!
Le bus est plein à craquer, et me retrouve debout; Je m’appuie sur une barre et somnole. Je crois que je m’endors debout, ma jambe d’appui lâche et me réveille un peu en panique !
Dehors il fait gris, il pleut, de temps en temps, et il y a du brouillard (nuages?).
Je me retrouve donc à la 5ème station du Mt Fuji (2300m d’altitude) !
Un rayon de soleil pointe le bout de son nez et je fais tranquillement le tour en passant par les boutiques souvenir (même si mon budget en cash est très restreint), puis des points de vue, qui nous dévoilent… un rideau blanc.

J’arrive  à voir certains endroits du Mont au dessus mais les nuages reviennent très vite le recouvrir. C’est de la terre parsemée de façon assez régulière, de touffes d’herbe très vertes, et c’est vraiment joli !

Après quelques petits achats et quelques photos, je cherche à manger car il faut que j’arrête de sauter des repas. Je trouve un distributeur comme celui d’Akihabara, et commande pour vraiment pas cher, un bon bol de « Mt Fuji ramen ». L’eau à la machine vient du Mont Fuji, je vais pouvoir la goûter ! Et elle est fraîchement… Fuji !

Après quelques heures de vadrouille, 1 fiole achetée que j’ai remplie de terre et de graviers de lave, j’achète mon ticket de bus pour le retour.
Les nuages reviennent en force, et il fait maintenant froid et moche.
Le bus est aussi plein qu’à l’aller, mais ça ne m’empêche pas de me rendormir à nouveau debout, et de me faire mal au genou alors que ma jambe me lâche encore !
Ça me réveille bien et j’analyse l’état de la météo: Il pleut, et je vois un écran blanc à travers le pare brise du bus… Il va plutôt vite malgré la pluie et le brouillard, mais j’arrive à Kawaguchiko entière.
Journée épuisante, au repas de ce soir un mini bol de ramen et des chips japonaises devant de bien tristes infos…

#JOUR13 > OSHINO HAKKAI > KYOTO

Encore une mauvaise nuit malgré mon lit douillet. Il est 8h00 et je dois ce matin, faire les 8 étangs (car il était trop tard hier soir après le Mont Fuji), puis partir pour Kyoto !
Je regarde les horaires de bus. 9h à Kawaguchiko car il n’y a pas d’autre bus avant 10h.
Gros coup de stress car je dois « check-out », faire et descendre mes bagages, m’habiller ma préparer et aller jusqu’à la gare routière (20minutes).
Activation maximum, rapide comme le TGV, j’arrive à la station avec 5 minutes d’avance, et sans courir s’il vous plaît !
Le chauffeur de bus est aussi désagréable que les précédents, et il est lui aussi en retard.

Le mini-village que je visite, est juste à côté de l’arrêt qui porte son nom, « Oshino Hakkai ».

Je longe un petit ruisseau, dont les bordures sont couvertes d’herbe bien verte et de fougères.
C’est très calme et dépaysant. Je vois le 1er petit étang difficile d’accès, rempli de carpes ! C’est super mignon ! 2nd étang, rien de fou, puis plus loin un moulin, et la foule.
J’observe une vieille japonaise travailler les pieds dans l’eau, et arracher des herbes avec une faucille.
Dans mon dos, un autre étang bordé par un restaurant, avec quelques carpes jaunes vraiment très beau !
En avançant, un autre moulin, puis un autre étang vraiment plus grand et bondé de touristes; Au centre ils sont agglutinés en rond, autour du point le plus profond de l’étang (8m), et regardent les carpes passer. Je n’y reste pas longtemps, les bains de foule c’est pas mon dada.
Je continue d’avancer dans le village, dont quelques maisons ont les toits en une sorte de paille noire, qui leur donne un petit air campagnard mais soigné . Les maisons privées plus modernes, sont immenses, très belles avec des toits typiques japonais, et leurs jardins sont impeccables (arbustes, fleurs, arbres,)…

J’ai un petit creux et des belles (énormes) pommes fuji me font de l’oeil sur un étalage. Punaise, 500¥ !! Elle sont en or où quoi ces pommes ?

Il est temps pour moi de repartir car mon train est à 13h.
J’ai un bus dans les temps, et je marche vite pour revenir à l’auberge, qui se charge de m’appeler un taxi (car je manque de temps et le chemin monte) pour trimballer mes bagages jusqu’à la station.
Billet acheté, je prends le 1er train, puis un 2nd, et un 3ème, j’ai faim mais le 4ème est là et pas des moindres ! Enfin un Shinkansen ! Ce sont les équivalents des TGV, mais en bien plus confortables et propres. Dans mon wagon il y a des rangées de 3 sièges de mon côté, et 2 de l’autre.
Ma vitre est un gros hublot à rideau comme dans les avions; Il y a beaucoup de place pour mettre les jambes et aussi des tablettes.
Le train est vraiment rapide (à tel point que j’ai à peine le temps de voir les maisons), silencieux et émet un léger sifflement; J’ai l’impression d’être dans une fusée.

Une odeur fétide entre par mes narines; Cette odeur de pieds moisis qui m’insupporte toujours autant. Cette fois, le coupable est à ma droite de l’autre côté de l’allée. Mon estomac fait la roue.
Il me reste encore un peu de temps, et j’hésite à aller jeter un oeil dans les fameux wagons fumeurs.
C’est minuscule mais ce sont des baies vitrées et il y a un hublot pour voir le paysage défiler, ce qui ne rend pas clostro.
Il y a comme des entonnoirs pour jeter mégot et cendres, c’est propre et ne sent absolument pas, car il y a au plafond ce qui ressemble au principe d’une hotte de cuisine.
J’arrive enfin à Kyoto après tous ces trains et ces heures de voyage, et jubile car le sol est très plat, et ma valise roule sans problèmes.

10 minutes de marche me font arriver à l’auberge (LE9 que je vous recommande !), vraiment design de l’extérieur, mais aussi à l’intérieur et le staff est vraiment chouette, et parle très bien anglais. La jeune me demande d’où je viens et quand je lui répond de France me fait le plus beau compliment qui puisse être à mes yeux : Je n’ai pas ce satané accent français !!

Ce soir, je ne savais pas, le festival Gion a déjà commencé, et c’est avec une motivation très réduite que je repars avec mon matériel photo arpenter les rues du centre ville.
Je prends le métro comme on me l’a conseillé mais c’est une galère; Les machines n’ont pas l’option « anglais » comme à Tokyo et je ne comprends rien. Heureusement une femme arrive derrière moi et je lui demande de m’aider à acheter mon ticket.
Des boutons s’allument à gauche et au milieu, je ne comprends rien mais passons.
J’arrive à la station de Shijo, surpeuplée, et des tintements se font vite entendre dès la sortie.

J’essaie de reprendre le métro avec un peu d’appréhension, et encore une fois me retrouve avec un écran qui ne veut rien dire mais j’essaie. Et la machine me vole ma monnaie !
Je hurle intérieurement et la japonaise derrière moi explique au contrôleurs mon soucis, en 5minutes je détiens un ticket !
En rentrant, je fume une cigarette et rencontre un anglais, qui est aussi photographe; On parle pendant un bon moment, en franglais, car il a apprit notre langue et c’est plutôt drôle !
Il est presque minuit, décidément je n’arrive pas à me coucher avant.

#JOUR14 > KYOTO CENTRE

Je n’ai pas envie de me réveiller, mais le défilé du festival finit à 11h et commence d’ici quelques minutes; Un short ira bien même si les nuages gris sont toujours là.
De retour à Shijo, les tintements retentissent encore, et j’ai de la chance ils ont eu l’air d’être en retard sur leur programme je suis donc pile à l’heure ! Le bord des avenues sont déjà envahis, et je peine à me faire des places pour prendre des photos, mais en demandant gentiment, tout se passe bien !

Les chars avancent au signal, puis s’arrêtent. Et ils repartent. C’est très lent et les tintements résonnent encore dans ma tête à l’heure où j’écris ces mots ! Les hommes (et enfants) ont plutôt l’air de s’ennuyer quand les chars sont à l’arrêt et j’en profite pour mieux les observer, leurs tenues diffèrent selon les chars qu’il tirent, mais le plus drôle reste leurs sandales !

En vidéo (attention les oreilles !!) :

Après une bonne heure, le défilé se finit dans la rue, ce qui me laisse plus de temps que prévu dans mon programme. Il se trouve que le musée du manga se trouve juste à côté !
Je paie mon entrée et tombe sur 2 dessinateurs (mangakas) qui font des portraits de visiteurs pour 1000¥ ! Je m’inscris sur la liste, ce qui me laisse 1h pour faire le tour du musée;
Il y a des bibliothèques contre presque tous les murs libres et libre à nous de s’asseoir pour les lire ! Il y a une expo vraiment pas mal, puis plus loin une immense salle remplie de mangas de haut en bas, et sur tous les murs ! Cette bibliothèque géante couvre les années 1945 à 2006 !
Au centre ils montrent les différentes techniques de dessin, comme celle des yeux par exemple.
Je retourne au RDC pour mon RDV : Le dessinateur (que j’ai choisi plutôt que la femme, car leur style est différent), est super sympa : Il me fait choisir entre les 2 styles proposés, standard ou anime.
Je pose ensuite pendant quelques minutes un peu gênée mais on échange quelques phrases. Il revient de France car début Juillet se tient la Japan Expo (oui celle où je n’ai jamais pu aller), et il a adoré son voyage. Je lui demande s’il a mangé du cassoulet (mdr), et lui explique ce que c’est car il n’en a pas mangé (il sait pas ce qu’il a raté !).
Il me propose ensuite de choisir les couleurs que j’aime pour le fond et regarde mon tatouage pour pouvoir le dessiner approximativement bien.

Son matériel de dessin m’intéresse… et même si je m’étais promise de ne pas en acheter, je craque et lui demande où je peux en trouver ! Il me donne 2 boutiques, qui ne sont pas vraiment spécialisées mais sont vraiment immenses et vendent de tout.
Je le remercie grandement pour son travail et il me prend en photo avec mon portrait pour plus tard, l’afficher dans le musée parmi d’autres.

Comme tous les jours le plus dur reste de trouver un bon endroit à manger. Ce midi ce sera spaghettis bolo il faut croire !
Je fonce ensuite pour le Marché Nishiki, qui est un marché (petite rue) couvert.
Les shops sont tous collés les un aux autres sous ces arcades et la rue est vraiment bondée… Je me fais pousser dans tous les sens et comme vous le savez, ça m’irrite un peu beaucoup à la folie. Je fais quelques achats quand même, dans une boutique de bonbons très colorés et rencontre comme tous les jours des français.
Puis au milieu de cette foule, passe un cortège d’hommes vêtus de yukatas blancs je pense, chantant, et 2 d’entre eux portent de drôles d’ustensiles dorés qui font un bruit assez bizarre quand ils sautillent.

Je sors du marché et sur le chemin, je me retrouve au milieu de boutiques, puis devant un beau temple. J’entre faire quelques photos et un vieux bizarre fait des prières, et il ne les fait pas à moitié ! Il se place devant chaque autel, frotte son bracelet en perles de bois dans ses mains et marmonne en chantant avec une voix que je ne saurais pas vous décrire ni reproduire; Puis une fois les petits autels faits, il se place devant mon nez, alors que je m’apprêtais à faire mes photos. J’attends, mais il continue son horrible chant. Les gens arrivent et observent le vieil homme avec les mêmes yeux ébahis que moi et rigolent discrètement. J’attends.
Au bout d’un long moment, je perds patience me déchausse et monte sur le tatami devant lui et prends mes photos; Ce n’est pas que je sois impolie mais je compte pas passer ma nuit ici, et il prie tellement fort avec les yeux fermés qu’il ne s’est aperçu de rien !

Kyoto

J’arrive finalement au magasin Loft… De tout, il y a de tout : Je me retiens d’acheter une nouvelle coque pour mon portable, mais craque à l’étage beauté et sa collection de vernis..
Je passe à l’étage de papèterie, tout aussi immense, et trouve mon bonheur en stickers, blocs, enveloppes, stylos pour dessiner, en me retenant encore d’acheter des feutres d’aquarelle qui servent pour les mangas !

Je sors de là les bras pleins, et m’arrête devant une vitrine… extraordinaire : De glaces (reproduction en plastique comme partout au japon)!
Pas très chères, beaucoup de choix… Mais quels choix !
Une glace avec des cornets de frites… Une glace avec des tempuras !… UNE GLACE AVEC DU POULET FRIT ! QUOI ??
Je rentre car celle au chocolat m’a l’air normalement bonne, et dans la vitrine, je tombe sur une énorme coupe de glace… à plus de 10000¥ (environ 100€ quoi). Je pense que c’est une glace pour environ 20 personnes !! Sûrement pour les repas de famille, ou d’anniversaires !
Bref ma glace est bonne et je repars, sous l’averse.
S’en est assez pour aujourd’hui, je rentre à mon auberge !

#JOUR15 > NARA

Ce matin je change d’auberge car celle que je visait s’est libérée. Je suis triste finalement car celle là me plaisait beaucoup et le staff était super.
Mes bagages sont encore énormes et je pars trouver une poste pour envoyer un 2nd colis, à l’aide du staff. Fermée. C’est férié ! Le staff m’aide à en trouver une ouverte, et je dois aller jusqu’à la gare… Trop de monde, trop d’attente, mais c’est parti et je me sens libérée !
Après un au revoir, tristounette, je prends le bus pour ma nouvelle auberge au nord cette fois et surtout loin…

Je galère avec mes valises et sacs, il fait tellement chaud !
Mais l’auberge à l’air belle, sa petite allée en graviers et en dalles noires donne le ton.
C’est une ancienne maison traditionnelle du début de siècle, restaurée en guesthouse.
L’accueil est chaleureux, et l’intérieur entièrement boisé, avec des panneaux coulissants.
Le sol craque sous nos pas, comme dans les vieilles maisons. Au centre, le petit coin salon donne directement sur le mini jardin où un petit Bouddha trône; Des lampes en papier éclairent les coins et le soir donnent une belle lumière tamisée.

Le coin chambre en revanche ne ressemble pas du tout aux photos, et nous sommes 4 au lieu de 3, sur des tatamis, séparées par des rideaux dont les tringles sont des bambous. C’est la galère. Le coffre est tellement petit que je ne m’en suis pas servie.

L’après midi commence, ce qui me laisse assez de temps pour aller à Nara avec l’aide des 2 femmes de l’accueil.
1h de train plus tard, et quelques minutes de bus jaune, j’arrive dans le parc, très connu pour ses amicales biches.

Le sol est jonché de crottes puantes, la rue principale de petits shops à souvenirs du coin, et de touristes nourrissant les biches de gâteaux secs ronds !
Ils sont tellement beaux ces asiatiques, avec leurs perches à selfies !…
Je sors mon 70-200 pour faire quelques photos; Elles sont vraiment trop belles les biches !
Beaucoup dorment sous le pont au bord du ruisseau, les autres mangent dans la main des touristes et d’autres somnolent sous les arbres.

Nara

Je demande à une touriste de me prendre en photo, et lui retourne la faveur : c’est bien plus cool que vos perches non ?
Je me retourne, et vois d’un coup un petit groupe d’asiatiques qui pointent quelque chose du doigt… Mon sac photo ! Une biche est en train de brouter ce qu’il y a dans ma poche haute ! Elle a dû sentir l’odeur des biscuits que j’y avait mit hier et a déjà enlevé le sac plastique qui ne lui a sûrement pas plu de dedans !
Je me fais encore piquer; Je ne sais pas si c’est à l’intérieur de ma combi, ou à travers, si c’est des moustiques, ou les fourmis géantes qui vadrouillent.
Allez, j’ai assez tourné en rond, on avance !

J’avance ensuite vers le temple principal du parc, le Todai-ji, et fais quelques photos des énormes portes, et de ce qu’il y à autour.

L’entrée au temple est payante, mais pour le moment je crois que c’est les 500¥ les mieux dépensés depuis mon arrivée ! Le temple est immense, même de loin. Je prends le chemin, je dirais même plus, l’avenue, tellement il est large. À droite, les habituels autels de purification, au centre une flamme et de l’encens, puis une statue dont je n’ai pas compris le principe. Puis l’entrée. Et là c’est le choc visuel : Un énorme Bouddha, recouvert d’or assis sur un lotus la main levée. Il fait plusieurs mètres de haut ! Magnifique ! À sa gauche et droite 2 autres statues dorées, puis derrière, d’autres statues.

Je fais le tour du Bouddha géant, et trouve une file de gens qui ricanent gentiment.
Il y a en effet un poteau avec un trou à sa base, par lequel les gens se glissent pour le traverser; Et ils applaudissent quand les personnes se relèvent. Il n’y a pas de panneau d’explication, je ne peux donc pas savoir ce que c’est et je passe pour aller acheter une petite bricole.
Le soleil descend doucement, c’est l’heure dorée.
Je fais un dernier petit tour dans le parc pour photographier les biches et rencontre des japonais qui me proposent un biscuit pour les nourrir puis de me prendre en photo avec.
Ils sont vraiment gentils !

Nara

Puis le temps passe et je dois repartir pour m’enregistrer à l’auberge avant 21h, mais avant, encore quelques gratouilles… Et dès que je tourne le dos, ça vient renifler mes sacs !

À mon arrivée dans la chambre, je rencontre une française, avec qui on échange nos programmes respectifs. On décide de faire une balade en commun le lendemain matin, et ça tombe bien, elle aussi fait des photos !
Je travaille un peu comme tous les soirs mais la porte coulissante en bois fait du bruit.
Je prends une bonne douche, dont l’intérieur est de style boisé et très propre.
Les WC en revanche sont minuscules, et pour y rentrer il faut enfiler les sabots à disposition, c’est bizarre !
Mais ce soir je découvre un truc révolutionnaire ! Un appareil anti-moustiques, qui ressemble à un babyphone, et j’ai le mien rien qu’à moi !
Bonne nuit !

#JOUR16 > ARASHIYAMA

Réveil pas facile, mais ce matin nous partons pour Arashiyama et sa forêt de bambous !
Après 40 minutes de bus, nous marchons sous un beau soleil de plomb, à la recherche de cette allée/forêt sans trop de succès; Le coin est beau, il y a des temples mais pas de bambous.

Comme toujours, le plus facile est de suivre les touristes, ce qui nous mènera finalement au bon endroit !
Petite rue commerçante et des choses interessantes, puis montée à travers les bambous.
Immenses, ils nous protègent vraiment bien du soleil !
Il y a cependant beaucoup de touristes… et la forêt s’avère en fait être une allée.

Arashiyama

Notre tour fini, on décide d’aller à un point de vue plus haut. Quelle beauté !
Une belle vue sur les montagnes recouvertes d’arbres bien verts !
Au milieu, un fleuve les sépare et une maison le borde. Des bateaux en bois passent et se croisent.

Arashiyama

C’est très paisible, mais il est l’heure de manger et de redescendre.
Nous mangeons ensemble à un buffet spécial Kyoto et faisons un peu de shopping.
Il y a beaucoup des jeunes japonaises en yukatas, et de drôles de japonais qui tirent des carrosses, transportant 2 personnes ou 3. Courir sous cette chaleur… Ils sont fous ces japonais !

Nos chemins se séparent car j’enchaine ma journée par le parc des singes, au sommet d’une montagne. Comme toujours il faut payer, mais ils ont la gentillesse de garder mon trépied.
La montée est dure avec la chaleur, mais j’arrive enfin et tombe sur les premiers singes, puis sur une vue de Kyoto ! Woaw ! Je suis sur un plateau entouré d’arbres, et d’une quarantaine de singes éparpillés.
Au centre il y a une cabane pour nourrir les singes à travers les grillages car en dehors il ne faut pas les approcher. Les singes m’ont toujours un peu faite flipper de toute façon, et leur petits yeux vilains ne me rassurent pas !

Arashiyama

D’abord ça observe… Et puis ça fait des choses bizarres pour ne pas trop s’ennuyer ! Ensuite ça mange, parce que s’ennuyer ça creuse ! Et entre 2 snacks, on prend la pose pour les touristes. À côté ça s’amuse dans un petit point d’eau avec une petite cascade et je rigole quand 2 d’entre eux se jettent à l’eau comme on le faisait plus jeunes dans nos piscines; Puis ils sortent et se courent après. Un autre essaie d’attraper la grosse carpe qui nage sous son nez pendant qu’il se désaltère après tant d’effort.

Mais comme toujours, les heures passent et je dois repartir car j’ai du chemin.
De retour à l’auberge je retrouve ma nouvelle camarade française, et nous partons faire du shopping ensemble juste à côté; Et comme toujours, je ressors les bras pleins…

#JOUR17 > KYOTO > FUSHIMI INARI

Aujourd’hui, gros programme !
Il commence par les 2 temples autour de mon auberge : Le Heian-jingu, et le Nanzen-ji !

Kyoto

Kyoto

Le Nanzen-ji fût totalement détruit puis rénové vers les années 1800 et il est très réputé. J’enfile des slippers à disposition et parcours tranquillement les couloirs intérieurs et extérieurs.
C’est très paisible, surtout autour du jardin japonais intérieur.

Kyoto

Les salles du centre sont interdites d’accès et aussi de photos, sûrement pour préserver les dessins sur les panneaux coulissants. Certains sont dorés, et brillent avec les rayons du soleil : Il sont décorés de grues, de tigres, de léopards, de bambous…
Le sol est recouvert de tatamis, et il y a cette odeur, qui est très particulière, et 100% japonaise.
Je vous dirais que c’est une odeur d’humidité, peut être celle de la paille des tatamis, peut être celle des panneaux de papier.
J’essaie de la mémoriser.
Midi passé.

Je prends le métro pour Fushimi Inari et ses milliers de torii (portes japonaises).
L’endroit est encore blindé, il y a encore des shops souvenirs tout le long de la rue principale qui vendent des renards en veux tu en voilà, effigie du lieu.

Un Hbrown, une glace plus tard, et après quelques achats, j’entame la montée.
La chaleur est supportable sans bouger, mais avec mon matériel, je fonds.
Je m’arrête à chaque étape et achète boisson sur boisson, puis une glace qui arrive enfin à me rafraîchir. Je rencontre encore quelques français, et des étrangers qui sont aussi désespérés que moi de ne jamais arriver au sommet.
En montant encore, les touristes se font plus rares, pour mon plus grand bonheur; Les marches et la chaleur les ont sûrement découragés !

Fushimi Inari

Je profite du calme pour faire quelques vidéos, capter les sons environnants comme le feuillage, les oiseaux, les corbeaux…, et faire mes photos sans gênes ce qui a été compliqué en bas de la montagne (trop de touristes ! Toujours !).

La luminosité baisse et c’est comme d’habitude, mon signal de départ, car il faut maintenant tout redescendre et reprendre le train.

Arrivée à l’auberge, je mange avec un (2?) Thaïlandais, dont le repas pue la mort (du poisson froid en filet mariné dans…je ne sais pas quoi); Il veut devenir bloggeur, mais ne sait pas encore de quoi ! Il est rigolo avec son poisson qui m’écoeure, et on parle un petit moment pendant que je travaille mes photos.

Au moment de me coucher, je regarde mes jambes… Elles sont à nouveau remplies de piqûres rouges, et me démangent…

J18 > NAGOYA > KYOTO

Réveil à 6h pour aller à Nagoya assister à un tournois de Sumo; Je dois prendre la place au guichet du gymnase au plus vite, et j’ai 1h de route… Je vais arriver un peu après l’ouverture mais qui sait !

Mon corps tout entier refuse cependant de se lever et j’hésite longuement à rester dormir, car il y a des chances pour que les places soient vendues à mon arrivée.
Je vois sur internet que des places sont en vente à certains konbinis ! Je vais de ce pas à Family Mart, mais le caissier ne trouve pas ce que je cherche.
Je pars donc à Lawson, dont le caissier ne parle pas anglais et n’arrive pas à m’aider avec la machine (seulement en japonais).

Le bus arrive, je prends mon train, sans place.

Gare de Nagoya, je cours vers le gymnase sans trop tourner en rond, et arrivée, je vois le panneau « SOLD OUT ».
Quel dégoût ! Alors je pars à 7eleven, demander s’il ont des entrées. La femme ne parle pas anglais, alors je lui demande simplement de m’aider à acheter une place pour le tournois de sumo sur la machine : Sumo ? Tournament ? Fight ?? Machine ? Ticket ? Elle me regarde bêtement la tête inclinée sur la côté comme si ça allait l’aider à réfléchir.
No english. Elle ne parle pas anglais. Je lui montre les sumos sur google en lui disant « ticket, machine », et pointe les sumos.
Elle me suit à la machine et je lui dit que je ne sais pas lire le japonais je ne peux donc pas acheter. « Me neither » qu’elle me dit ! Bon sang elle ne parle pas anglais, et ne sait pas lire le japonais ! Elle sort d’où celle là ?!
Elle finit par appeler un grand homme qui en 1 minute me montre sur la machine que les places sont toutes vendues..
Au moins j’aurais vu 2 sumos sur mon chemin !!
Je repars un peu triste faire quelques boutiques sur le chemin, j’achète un petit sac à main, et des piles; Puis après un snack, rentre sur Kyoto.

Je somnole violemment dans le train, je suis exténuée. Direction l’auberge pour une sieste.
Ou pas ! J’ai tellement de rangement a faire et de tri ! Je demande à une des femmes ce qu’elle pense de mes boutons qui me démangeant toujours et me propose un désinfectant et des patchs apaisants, car selon elle les boutons (bien de moustiques) sont infectés…  Gentiment, elle me donne quelques autres patchs en plus, et me dit d’aller acheter une de ces machines qui repoussent les moustiques, mais portable en bracelet ! Elle me tend un papier avec les mots en japonais pour pouvoir demander dans les konbinis. Ces filles sont adorables ! Puis, (non je n’abuse pas du tout), je lui demande où trouver des accessoires pour yukatas : Encore au top, elle me trouve les noms des boutiques, et me les place sur une carte de Kyoto.

Après une douche revigorante, je repars à l’aventure dans les rues de Kyoto.
J’achète encore des vêtements, bien que là aussi je m’étais promise d’arrêter ! Mais la tenue est magnifique et en soldes !
Je trouve de jolis accessoires, et crame encore ma carte bleue.

Et dans une petite ruelle qui relie les 2 rues commerçantes, je vois un hibou en affiche, ce qui m’interpelle forcément et je regarde de plus près.
Un « zoo » à hiboux ! Ici ?! Même si je ne suis pas fan du principe des animaux sauvages enfermés, encore plus si ils volent, je me dis que je n’aurais peut être pas la chance de pouvoir en revoir de si près et j’y vais.
Pas de flash, pas de nourriture etc. Ils sont tellement tous mignons ! Des rikikis, des gros, des roux… Celui de Harry Potter !! Et celui des Weasley ! Nous sommes autorisés à caresser leur dos, et même si leur bec me fait un peu peur, ils sont gentils et on dirait même que certains apprécient ! (Sauf 1 qui lance des regards vraiment effrayants des qu’on le touche !)

Kyoto

Après quelques heures et le coucher du soleil je vais vers Ponto Cho, petite ruelle bordée de restaurants, dont un côté se trouve sur la rive du fleuve.
Toutes ces terrasses boisées au dessus de l’eau sont superbes, je me dois d’en trouver une !

Kyoto Ponto Cho

Les menus sont rarement en anglais, et la plupart des restos sont hors de prix !
Je passe la porte d’un restaurant français dont les menus sont à 20000 et 30000¥ !
Y’a pas de rabais si on est français ? >_<

Je me décide au bout d’une heure à rentrer dans ce petit resto à l’étage. J’enlève mes sandales; Puis commande du boeuf roulé autour de nouilles udon, une limonade alcoolisée pomme/citron, et en dessert une « tarte » aux pommes avec 1 boule vanille.
Le service est très long, je pensais rentrer tôt, c’est encore raté !

La suite de mes aventures la semaine prochaine ! 😉

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Comments ( 3 )

  • Mathilde

    Quel beau carnet de voyage ! Ca me donne tellement envie de retourner à Kyoto, j’adore cette ville il y a tellement à voir. J’avais hésité à aller voir la colline des singes car je ne sais pas si ça valait le coup mais bon ça à l’air sympa !

    • Stéphanie

      Merci beaucoup pour ton compliment Mathilde ! 😀
      Cette ville est géniale, si belle, et il y a tant à voir ! La colline des singes est vraiment bien (j’ai fait l’impasse sur les 1000 autres photos que j’ai prises), le point de vue est superbe, ça allait vraiment le coup de griper la colline ! A choisir je retournerais plus a Kyoto que Tokyo, même !!

  • Benoît

    Très bel article, Stéphanie !
    Il donne envie de se rendre au Pays du Soleil levant, assurément ! Pour ma part, j’ai plus aimer tes journées dans le Japon rural!

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