[Carnet De Terre] 10J à Tokyo – Japon

[Carnet De Terre] 10J à Tokyo – Japon

[Carnet De Terre] 10J à Tokyo – Japon

Ohayo !

Après de longues années d’attente, je m’envole enfin pour 1 mois, vers le Japon ! Installez vous bien et accrochez vos ceintures, c’est parti. #Roman

#Mes 7 indispensables :

– Un organisateur de voyage
– Le JRPass de 14 jours
– Une carte SIM data pour 30 jours
– Des guides Lonely Planet
– Un adaptateur France/Japon
– 2 batteries externes pour le portable
– Moneyyy !

#Atterrissage à Narita !

Après de très longues heures de vol, direction le JR East Travel pour échanger mon bon de commande pour le JR Pass, contre le Pass lui même; Encore de l’attente, il fait chaud, je transpire mais me concentre sur la tâche malgré la fatigue. J’en profite pour acheter au même guichet la carte Suica qui me servira à prendre le métro.
Il est encore temps d’attraper le train prévu, je file dans un sens puis dans l’autre et arrive avec mon ticket Skyliner (à acheter en plus) et ma carte Suica pré-chargée du montant que j’ai choisi; Le train est là et c’est avec soulagement que je me dirige vers Ueno, où il faudra prendre le métro pour arriver jusqu’à l’auberge…

#J1 (ou 1ère demie-journée) > AKIHABARA

40 minutes de train plus tard, je découvre le métro japonais. C’est plutôt bien indiqué, et écris en anglais même à l’intérieur des rames.
C’est en sortant que cela devient compliqué, car comme à Paris il y a 1, 2, 3 ou 4 sorties; Et comme pour la file d’attente j’ai choisi la mauvaise ! Haha !
Il fait extrêmement chaud et alors que mes habits étaient justes pour Toulouse, ici c’est insupportable. Il fait 31, l’air est humide, les habits collent, et je ne sais pas où aller. Mon GPS est paumé et ne m’indique pas quel est le bon côté, me propose de faire des détours, mais au bout de nombreux demi-tours et ma colère qui monte, mon instinct avait raison depuis le début. C’est bien cet étrange pont en spirale ou je dois monter ! J’ai sué, j’ai grogné, eu mal aux pieds mais je suis arrivée !

Le gérant parle Français, il est souriant et me montre vite ma chambre car ma priorité, c’est la douche !! Rigolo, une douche à pièces ! 100¥ pour 5minutes d’eau ! Au moins pas de gaspillage ! Ma chambre quand à elle est composée de 3 tatamis, et d’une table de chevet, mais je n’ai toujours pas réussi à allumer la TV… La clim cependant est une bénédiction ! Même ouverte ma fenêtre ne fait pas rentrer d’air, car il n’y en a pas ! J’ai l’impression d’être dans un placard à balai, mais si Harry à pu le faire, je devrais y arriver !

Il est 16h passé et je me dépêche car ma nouvelle priorité se trouve dans Akihabara, le quartier « électronique/geek » : Un nouveau sac photo !
Le gérant m’ayant aiguillée sur le choix du magasin, je trouve rapidement l’entrée et mes amis, c’est ce qu’on appelle la démesure ! Une sorte de fnac sur 7 ou 8 ou je ne sais plus combien d’étages, des étages longs et larges à ne pas en retrouver les escaliers !
De l’électronique, des figurines, des babioles, des peluches, des jeux, et le rayon photo ! Je ne sais pas si c’est de la paranoïa mais ici tout est attaché, et il n’y a rien dans les emballages ! Les vendeurs ne parlent pas très bien anglais, et moi non plus car je fatigue…

Résultat des courses, un nouveau sac, 1 pochette à filtres, 1 tissus, 4 pellicules, une boîte à pellicules, un souvenir pour mon père, et un stylo, oui c’est indispensable figurez-vous ! L’addition est salée, mais je m’y attendais et j’ai enfin la panoplie complète !

La nuit tombe et je flâne dans les rues (ou m’y perds pour être honnête). Je cherche quelque chose de précis et tourne en rond pendant 2h, sauf que mon dernier repas date de plus de 8h et c’était plus un en cas qu’autre chose.
Mon GPS se perd, me perd, je râle comme une bonne française et finit par suivre mon instinct, qui heureusement est bon même au Japon ! Manger, trop de choix, trop compliqué, Burger King ? Allez !

De retour dans l’auberge, je rencontre 2 français en famille, on discute un petit, peu, puis avec le gérant. Mais il est tard et je dois tout déballer alors bonne nuit les petits !

#J2 > TSUKIJI > SHIODOME > OCHANOMIZU > AKIHABARA

Ce matin je me lève tôt pour visiter le marché de Tsukiji, autrement dit, le plus grand marché au poisson du monde ! La nuit a été courte encore une fois et mes yeux n’arrivent pas à rester ouverts, mais un petit jus de pamplemousse et quelques mots avec les autres backpackers, et la motivation revient !
C’est parti pour une bonne demie-heure de trajet.

Une fois dehors, pour ne pas changer, mon instinct me guide mieux que ce satané GPS, et je trouve l’entrée assez rapidement. Les rues fourmillent de touristes et de commerçants.

Tokyo

Nous nous retrouvons tous à attendre le feu vert (10h) pour nous ruer dans le marché. Les commerçants ont tous un petit moyen de transport assez drôle, comme des scooters à malles qui s’inclinent, des sortes de transpalettes avec un gros cylindre et le volant à plat dessus, des camionnettes bien sûr, et même des charrettes ! À l’ancienne !

Je parcours donc le marché de long en large, dans de minuscules allées, en regardant un nombre incalculable des coquillages, poissons, et poulpes dans leurs bacs. Certaines choses bougent et nous éclaboussent (impossible à identifier). Ils y a beaucoup d’anguilles, et des même moules de la taille de mon avant bras.
Puis en arrivant au fond, j’aperçois enfin mes 1er thons ! Il n’y en a que quelques uns, les autres ont dû partir avant l’arrivée du public; Têtes de thon par ci, nageoires par là, arêtes par ici, et morceaux en préparation plus loin.
Les commerçants sont très vifs, et ont sent une maîtrise parfaite dans leurs gestes, car emballer un gros morceau de thon est digne d’un art; Minutie et perfection, mais dans une totale bonne humeur !

Après presque 1h de vadrouille dans les petites allées, après un tas de sourires échangés et d’odeurs diverses et salées, le marché se vide et les commerçants rangent et lavent. Je m’extirpe alors du marché, vers les rues commerçantes alentour, où se retrouvent déjà les produits pêchés du matin. Mais j’aperçois un temple et décide d’y aller.
Je reste perplexe sur les croyances japonaises mais les observe secouer d’énormes grelots et frapper dans leurs mains en murmurant sûrement une prière, ou encore de se rincer les mains et la bouche avec de l’eau que l’on prend avec une louche.

Tokyo

Les petites rues grouillent de monde en recherche du plat de ce midi; Crabe, anguille, poisson séché, algues et j’en passe.

Tokyo
Mon estomac repère enfin un stand acceptable contenant une grande variété d’onigiris (boulettes de riz triangulaires). J’opte pour 1, sauce soja, et repars rapidement pour Shiodome, où se trouve une horloge animée de Miyazaki (mais pas à toutes les heures); Je dois être sur place avant midi. Le vent est froid, le ciel noircit mais plus que motivée j’arrive à temps pour le spectacle malgré mon GPS foireux.

Je me dirige vers Ochanomizu, qui est une rue commerçante remplie de magasins d’instruments: Des guitares sur plusieurs étages, basses, violons, instruments à vent… Rien qui n’attire mon oeil, je repars donc (et tourne en bourrique) pour Akihabara car je dois passer à Super Potato (magasin spécialisé dans la vente de jeux vidéos d’époque). Je sors les bras plein, résultat des courses SNES, manettes, Zelda, Mario, Mystic Quest Legend, la base quoi !

Il fait maintenant nuit (20h), et mon trépied va enfin servir ! Les enseignes brillent de milles feux, les salles de jeux animent les rues ainsi que de jeunes cosplays distribuant prospectus et faisant de la pub à haute voix.
Epuisée par le poids de mon matériel et la fatigue générale, il ne me reste qu’à choisir où manger, ce qui reste le plus difficile à trouver.
J’opte pour ce que j’appelle « bar à bols ». Le principe est étrange, et consiste à choisir son plat à l’extérieur, comme devant un distributeur, puis d’entrer dans le resto-bar avec son ticket pour preuve d’achat et d’attendre son plat. Ce sont des endroits très petits et on y retrouve souvent des personnes seules, cela permet de manger rapidement pour peu.
Je ne sais pas trop ce que j’ai commandé, et commence à m’inquiéter en voyant arriver un bol de nouilles dont le gout est… Poissonné ! À ma gauche, un bon monsieur me parle, il me sert à boire et me propose une salière. Je commence à me méfier de tout ce qui se mange ici, et j’ai bien raison, ce sont des épices qu’il me dit ! Non merci mon bon monsieur !

#J3 > YANAKA > UENO > GINZA > ODAIBA

Encore une fois j’ai peu dormi, l’air est humide, je suis moite, mes cernes pèsent plusieurs kilos, mais ce matin je vais visiter quelque chose de particulier… Le cimetière de Yanaka;  Je vous entend d’ici dire « mais pourquoi ?! » Eh bien par curiosité tout simplement, leurs sépultures sont vraiment belles et proches de la nature. Les allées sont en terre et il y a de l’herbe un peu partout. Sur les tombes, on trouve des restes de ce qui contenait et peut contenir de l’encens.
Malgré le fait que l’endroit ne soit pas pas très joyeux, c’est très paisible, et loin de nos effrayants cimetières.

Après une bonne heure à zigzaguer, je vais vers le musée d’histoires naturelles d’Ueno. Il contient 2 parties: une générale et une concernant le japon ses animaux, sa flore, et une belle collection de roches dont je ne peux pas lire les noms.
Musée avec de beaux squelettes de dinosaures, et autres animaux préhistoriques gigantesques (comme une tortue de la taille d’une barque), parmi des animaux plus récents, mais également quelque bizarrerie, le système digestif entier d’un bovin il me semble, étalé et encadré ! Bon appétit !

Après 4h d’efforts, le réconfort, repas au Hard Rock Cafe d’Ueno: Le serveur comme souvent ne parle pas trop anglais mais j’arrive à me commander un gros burger… Plein de piment ! Les frites au chilli en revanche sont une vraie tuerie ! Après quelques grands verres de caféine gazéifiée, je repars visiter les grandes artères d’Ueno, entre autres celle du marché dite Ameyoko.

Tokyo

Rien n’attire mon attention si ce n’est les fruits frais, (car pour le moment je n’en ai pas vu 1 seul depuis mon arrivée !) et un game center Taito, que je décide enfin de visiter. Qu’est-ce ?
Un centre de jeux vidéos, sur plusieurs étages avec des bornes d’arcade, de la pêche à la peluche, des jeux de danse, de tam-tam, de tout. D’un point de vue extérieur ça fait un peu geek, un peu débile, voir un peu crétin, mais croyez-moi, les joueurs, et il y en a plein, adorent ça !

Les games center c’est des couleurs dans tous les sens, et du bruit, non je veux dire DU BRUIT. Un brouhaha incessant, de musiques électroniques qui se mixent entre elles et à travers les étages. Je suis abasourdie en quelques minutes; Ce n’est pas pour tout le monde !

Tokyo

Le soleil dore de plus en plus les avenues et je pars rapidement vers Ginza à la recherche d’un magasin consacré à la photo, avec une magnifique collection d’argentiques qui me fait les yeux doux ! Le prix est malheureusement un peu trop élevé malgré la qualité, et je repars donc bredouille.

Tokyo

Il est maintenant temps d’aller au sud de Tokyo, à Odaiba !
Je visite « rapidement » un immense centre commercial (ci-dessus) et achète quelques bricoles, car le but de ce soir est de ramener des images ! Mon dos me fait atrocement mal sans parler de mes pieds et de tout le reste.

Tokyo
Je pense qu’il est 22h et que je n’ai toujours pas mangé.
Après une bonne heure de trajet c’est avec plaisir que je déguste ma korokke de 7Eleven (rien à voir avec celles que je fait), et ma Häagen-Dazs.

#J4 > UENO > ASAKUSA > SHIBAKOEN

Ce matin, je découvre un tas de piqures rouge vif sur mes pieds, ce qui est étrange car je n’ai pas souvenir de moustiques durant la soirée, ni d’avoir été piquée… Cette nuit a encore été dure, mon horloge interne ne s’est pas adaptée ou bien c’est à cause de la chaleur étouffante.
Comme tous les matins donc, petit déjeuner express (jus de pamplemousse et céréales), en compagnie de français rencontrés à mon arrivée à l’auberge; Rapide brainstorming à propos de l’évènement du jour (ou plutôt de la nuit): Le Tanabata Matsuri. La fête des étoiles !

Avec un tas d’infos en poche, je m’aventure sous 28 degrés, à seulement 9h. J’ai choisi ce jour ensoleillé (le seul de la semaine) pour visiter le zoo d’Ueno !
Après un iced tea à l’hibiscus (que je déconseille) de chez Starbucks, 3 bonnes heures auront été nécessaires pour en faire le tour, et plusieurs bouteilles également car l’eau que je bois ressort aussitôt par tous mes pores.
Les animaux sont dans le même état, les pandas ne bougent pas et sont dans des poses vraiment drôles, d’autres dorment loin à l’ombre (ou comatent), d’autres encore cherchent désespérément à rentrer dans leurs abris.
Oiseaux crocodile hippos, tous ont chaud; Mais je reste cependant déçue quant à la qualité du zoo, et surtout la taille des enclos, vraiment minuscules et très artificiels.
La réserve de Sigean est un paradis à côté de celui-ci !
Cependant j’ai pu voir quelques animaux que je ne connaissais pas jusque là, comme la salamandre géante japonaise, un faux-gavial de Malaisie, des dipneustes d’Australie, et des scléropages d’Asie (espèce menacée d’après Wiki) aux écailles magnifiques, pour ne citer qu’eux.

Je profite d’être dans le coin pour visiter le parc juste à côté et ses temples; Le 1er n’est pas accessible mais je m’essaie au rituel de purification par l’eau puis inspecte les alentours. Le 2nd temple est en rénovation extérieure mais l’intérieur est beau; J’assiste à ce qui ressemble à une petite cérémonie.

Le parc est donc composé de 3 grands lacs qui à cette période sont entièrement recouverts par des feuilles de nénuphars géantes ! Dans le peu d’eau que je vois à travers les feuilles, de grosses carpes font surface.

Les heures passent et les litres d’eau continuent de descendre, je ne sais plus combien j’ai acheté de bouteilles pour le moment !
Je marche ensuite vers Asakusa à la recherche d’une rue dont on m’a parlé la veille, qui serait spécialement décorée pour l’évènement. Sans trop de peine, je tombe en plein milieu au bout de quelques minutes ! Le soleil tombe lentement et les rues prennent une couleur dorée, les décorations scintillent grâce aux rayons du soleil…

Je dois être au temple de Zōjō-ji avant 8h pour la fête des étoiles et pars donc vers le Sensō-ji prendre le métro.
Je profite d’y être pour faire du repérage. De grandes rues pavées, entourées de magasins et d’enseignes toujours aussi brillantes, du monde, des odeurs, mais un changement d’ambiance catégorique comparé aux autres quartiers. Je pense à Chihiro, et ses restaurants abondants de monde et de dynamisme, de couleurs avec un côté traditionnel.
On sait en regardant ces rues que le grand temple Sensō-ji est vraiment proche.

Repérage effectué pour plus tard, et un peu de temps à perdre, je m’essaie au tiroirs à prédictions. Je mets 100¥ dans la fente et secoue comme beaucoup d’autres touristes et japonais, ma boite en fer pour remuer les baguettes à l’intérieur. Je récupère une de ces baguettes par un petit trou et lis le numéro inscrit dessus. Lire est un grand mot, je repère simplement le kanji du tiroir associé à celui de ma baguette, et prends une feuille de ce tiroir. Tout est écrit en japonais, inutile de vous dire que du coup je ne sais absolument pas ce qu’il y a dessus, mais seulement qu’en rentrant je devrai l’accrocher et que cela enlèvera ma malchance (on y croit !!)

Je passe par la rue commerçante pour rejoindre le métro, et arrive une bonne demie-heure après, devant le temple Zōjō-ji; Sur le chemin c’est le grand calme, on entend ce chant de cigales qui me sont devenues familières à force de les avoir entendues dans mon animé préféré, puis les oiseaux s’y mêlent et le bruit des feuillages sous le vent.

Pile à l’heure, la nuit tombe, et je peux encore voir des japonais écrire sur des petits morceaux de papier puis les accrocher à des tiges de bambou.
Plus loin, j’aperçois un chemin lumineux…

Il est temps de manger et de rentrer, pour cela un stop rapide à la Tokyo tower, réplique de la tour Eiffel en plus haute (!), éclairée spécialement pour ce soir. Peu m’importe, mon estomac parle et veut du curry !

#J5 > NAKANO > IKEBUKURO

Cette nuit fut meilleure, mais j’ai de nouvelles piqures sur le corps. Ça commence vraiment à me faire peur.

Je change aujourd’hui de quartier, et donc d’auberge.
Après avoir arpenté la partie Est de Tokyo, c’est avec hâte que je vais entamer la partie ouest, qui sera plus centrée sur mon passe temps favori, mais également ce qui m’a fait aimer le Japon: La MODE !
Mes affaires rangées la veille me font gagner du temps et direction le petit dej’, histoire de parler avec les français de bons plans et d’échanger des idées, puis d’établir le reste de la journée. Mes sacs sont trop lourds, et après un dernier tour à Akihabara, je dois de toute évidence faire mon 1er colis. Raoul l’aubergiste, me donne gentiment un carton et m’aide a remplir les formulaires; 1 console et 4 jeux, la boite est déjà pleine.

Il est déjà 14h, et je file vers la poste après les au-revoir, en trimballant environ 30 bons kilos d’affaires; Je prie pour que mes roulettes ne lâchent pas !
À la poste, la dame derrière son guichet ne parle pas un mot d’anglais, mais comme toutes les japonaises, elle est d’une gentillesse irréprochable, et très souriante. Après de nombreux gestes et quelques mots d’anglais basique, nous nous comprenons et mon colis et enfin prêt à décoller.
Cette valise pèse aussi lourd qu’une baleine et la chaleur n’arrange rien, les stations de métro sans ascenseurs non plus ! J’arrive à destination aux alentours de 16h30 (oui oui 2h pour traverser Tokyo avec des bagages !).

Je me retrouve donc à Nakano, dans un quartier plus animé que le 1er. L’aubergiste est très douce et gentille, et me fait faire rapidement le tour des lieux… Sécurisé oui, mais je vais vous décrire rapidement les lieux: Étroit, en manque de fenêtres, avec un taux d’humidité de 200%, et des escaliers à partir à la renverse ! Ma chambre est une « semi-double », c’est la ninja. La porte s’ouvre et, stupeur, j’ai troqué un placard à balai contre un semi-placard à balais ! Ni table de nuit, ni télé, pas même de place pour ouvrir ma valise. Mais il y a la clim, haaa la clim !!

On pose tout et on repart ! Le centre Pokémon m’attend ! Direction Ikebukuro pour le centre commercial Sunshine City.
Dès l’entrée du magasin je vois une foule qui attend, mais me jette sur les étalages comme l’aurait fait mon petit moi d’école primaire !
Des peluches de haut en bas, des cartes, des goodies, des biscuits, des crayons, tout, TOUT, est Pokémon ! Je vous entend encore penser d’ici mais si cela peut vous rassurer, non, je ne suis pas la seule adulte ! Il y a de tous les âges, hommes, femmes, japonais, GaiJin (étrangers), des paniers remplis à craquer et d’autres presque pas. Le mien est correct !
La foule à l’entrée s’avère en fait être la file d’attente pour les caisses…

Tokyo

Après un repas plus que médiocre, malgré la gentillesse des employés, je rentre et fais quelques photos de nuit sur le chemin.

Tokyo

#J6 > NAKANO > ROPPONGI

J’ai presque correctement dormi et ça fait vraiment du bien ! J’ai quand même rêvé que je m’étais trompée en achetant mes cartouches de SNES et que je ne pourrais pas jouer à Zelda >_<
De plus, bonne nouvelle, pas de piqure supplémentaire dans la nuit !
Réveil tranquille car aujourd’hui c’est molo, mes épaules doivent encore se reposer car les bleus dus au poids de mon sac ne sont pas partis; Au programme Nakano Broadway puis le Musée Mori et une petite visite du quartier de Roppongi tant qu’a y être, car il pleut, et c’est l’occasion de rester à l’abri pour la journée !

Ce matin, je m’avance tranquillement vers le centre commercial de Nakano Broadway, car c’est peut être ici ma dernière chance de trouver ce que je cherche vainement depuis presque 1 semaine.
Sur 4 étages, se trouvent des magasins, beaucoup de montres, de goodies (objets dérivés de mangas pour ceux qui ne comprendraient pas), et de mangas, car ce CC abrite le célèbre Mandarake, énorme magasin de mangas, du sol au plafond et à 360 degrés, des mangas ! Je traine mes pieds mouillés un peu partout, et atterris chez un marchand de journaux/mangas, en quête d’un nouveau magazine.
Par curiosité je visite les rayons et tombe sur les mangas de Sakura ! Je prends le tome1 (en japonais évidemment) et demande sans y croire, à la vendeuse, si elle n’aurait pas les cartes. Les cartes ? Si si ! Je me retrouve enfin avec le Graal entre mes mains, ces cartes que je rêve d’acquérir depuis mes 12ans ! C’est pas donné mais peu importe, j’ai enfin mon Précieux !
Je continue d’arpenter les rayons dans les minuscules boutiques surchargées, il y en a du sol au plafond, dans les vitrines, derrière les caisses, il y a des « conneries » comme dirait mon père mais aussi des choses originales comme des legos collector des Simpsons, de Stitch, des Disney, des centaines voir milliers de portes clés.
Au détour d’un rayon, je tombe sur des cartes postales d’un artiste japonais, Iori Tomita, dont le travail m’avait vraiment plu (Cliquez sur son nom pour en savoir plus). Je n’arrive pas à me décider sur quelle carte postale choisir et en faisant le tour, je trouve en revenant de l’autre côté, une magnifique collection de ses oeuvres (en fioles donc), et ses bouquins parmi d’autres articles; C’est beau, c’est coloré, c’est… cher ! Mais c’est unique et fait main par l’artiste lui même… Je me décide à prendre ses 2 bouquins (et merci pour la patience du vendeur), 1 fiole contenant un poisson, que vous ne verrez pas ici car le vendeur me l’a vraiment impeccablement bien emballé. D’ailleurs il est vraiment adorable et on rigole bien même sans trop se comprendre.

Je sors de sa boutique complètement refaite par ma matinée, mais ce qui m’attend est bien moins drôle… Je dois laver mes vêtements en dehors de l’auberge pour me débarrasser de potentiels oeufs des bedbugs…
Comment vous dire que faire une machine quand on parle japonais n’est pas chose aisée.
Heureusement au bout de longues minutes de désespoir un homme entre pour faire sa machine et  réussit à m’expliquer le fonctionnement approximatif. Les japonais sont tellement aimables, toujours prêts à aider leur prochain avec une bienveillance irréelle, ce qui est complètement absent en France*. Et toujours avec le sourire cela va de soi ! Je vous souhaite à tous de rencontrer des gens comme eux, ou de le vivre pour comprendre ce dont je parle.

*Référence à notre population française de vieux sangliers renfrognés.

Je dois maintenant sécher tout ce linge car il paraît que c’est la chaleur qui les zigouille, et le séchage c’est long…
Il est presque 15h et encore une fois, je n’ai pas mangé. Il y a tellement à voir que manger ne passe pas en priorité depuis mon arrivée !
Mes habits comme neufs, pliés et rangés, je pars pour Roppongi.

Tokyo

Comme partout, de grandes avenues, des routes aériennes, des buildings, il fait gris. Sur mon chemin je m’aventure dans une grande librairie, puis fais un stop rapide chez Starbucks.
La dernière étape avant d’aller au musée est le Lego store ! Je pense fort à mon frère devant ces Legos de toutes les couleurs, dans leurs bacs, des têtes par milliers, des porte-clés. Ces japonais sont vraiment au top !

Je pars maintenant faire la queue pour le musée et apprends une fois à la caisse qu’il y à une expo temporaire sur Ghibli à l’étage du City View !! Quelle chance ! Le musée officiel est justement fermé et je ne peux donc pas le visiter ! Ça tombe à pic ! Malheureusement, pas le droit aux photos pour Ghibli.

#J7 > HARAJUKU !

Aujourd’hui, la seule chose que je me dois d’avoir sur moi est mon porte feuille car je vais à (suspense!!!) Harajuku !
J’en rêvais depuis 10ans, et bien j’y vais ! Pourquoi ? Le shopping, la mode, aussi connu pour ses Harajuku girls.
Vous aurez donc un petit cours sur la mode chez les jeunes tokyoïtes !
Ici les jeunes japonais ont des styles très très poussés, et m’ont inspirée pendant bien des années (pour ceux qui ne m’ont pas connu de 17 à 22ans vous ne saurez pas de quoi je parle, désolée!). Disons que ceux qui ont du mal à tolérer nos petits émo ou gothiques français perdraient sûrement leurs cheveux en passant dans les rues d’Harajuku.
Il existe donc plusieurs styles comme les Gothiques (lolitas), les Sweet (lolitas), les Fruits (dont on peut trouver les tomes à la fnac), les Gals (et ses dérivés), les Yamambas (je ne sais pas si elles existent encore, mais c’est tendax), plus récemment les Mori Kei (que j’aime bien), et je vous en passe une sacrée liste car de nouveaux styles ont émergé depuis ma période de fac et je ne me suis pas mise à jour.
En résumé c’est coloré, fleuri, superposé, exagéré, un peu fou, mais c’est ce que j’aime le plus chez eux !
De leurs yeux (beaucoup portent des lentilles de couleurs et on en trouve partout) jusqu’au bout des ongles (dont je parlerai d’ici peu ). Tout est dans le détail !
Pour les curieux, tapez simplement « style japon » ou « style Harajuku » et vous trouverez ce dont je vous parle.

Je vais donc dans l’artère principale du quartier, Takeshita St, qui est bondée, vraiment. Ça pousse dans tous les sens, il y a des couleurs absolument partout, je ne sais même plus où regarder; Et du rose… Du rose partout.
Une foule sur le côté se tasse, avec de gros nuages colorés dans la main; Superbes barbes à papa par Totti Candy Factory !

Juste en face, se pose un gros tas rose bonbon. Je ne le qualifierais pas de style fruits car c’est vraiment… Vous savez quand je parlais de superposition ?!
Ne me demandez pas qui c’est, il est arrivé, s’est assis et pose pour les passants !

Tokyo

Cette rue m’a prit la journée entière, mes yeux brillent et mon porte monnaie… S’est un peu vidé… (On me pardonne c’est les soldes !)
En fin de journée je vais vers Cat St. qui est beaucoup plus raisonnable vestimentairement et passe par une petite boutique dont j’avais vu quelques photos.
Ils fabriquent leurs bonbons devant nous, dans le magasin ! Curieuse j’achète un lot de 3 saveurs.
Alors que je pensais enfin rentrer chez moi, je me rappelle que j’ai oublié d’aller dans le centre commercial (mode) LaForet… une tour d’une dizaine d’étages… La soirée ne fait que commencer, mais la plupart de ces magasins ont des prix assez élevés, je regarderais donc mais sans toucher (on sait jamais qu’il faille aussi payer!)

Tokyo

#J8 > YOYOGI > ASAKUSA

Matinée photoshop pour avancer dans les photos car il y en a !

Je ne me prends pas trop la tête pour ce midi (14h), et vais au plus simple pour manger (et parce que je me dois un peu d’essayer): Le KFC japonais !
Frites pas superbes mais les tenders sont pas mal ! On dirait qu’ils ont été soufflés !

Comme tous les jours, je prends donc le métro pour aller au temple Meiji-jingu qui est très réputé. Il se trouve au milieu d’un grand parc en plein Tokyo.
Un peu de marche et je me retrouve devant l’une de ces grandes portes japonaises que vous connaissez sûrement; L’allée est bordée d’arbres et par des petites fougères, et cela créé une petite forêt.
C’est grand, aéré, très propre et calme; Arrivée au temple, je fais quelques emplettes d’amulettes (pour l’esprit, pour le voyage serein) mais aussi une de ces grosses cartes de voeux (que l’on marque derrière) en bois et que l’on accroche devant les temples.
Je me dis qu’à force de m’équiper d’amulettes diverses et variée ma poisse va peut-être finir par s’atténuer !!

Après avoir fait un petit tour, acheté un poème (version jap), et observé quelques japonais rendre leurs hommages, je pars pour Asakusa car j’ai rdv avec Pierre (français rencontré dans ma 1ère auberge). Je refais quelques acquisitions dans la rue marchande menant au Sensō-ji, et me dirige vers mon point de rdv, le magasin Don Quijote.

En attendant je fais quelques images et vidéos, car un homme fait de la pub pour le owl’s bar et se tient au milieu des rues avec un hibou sur l’épaule.

Puis un jeune japonais passe, avec un pas hésitant, et fais demi-tour pour venir me parler. Il me demande en anglais s’il peut se prendre en photo, avec moi ! Heh pourquoi pas hein ! Resto à lanternes en fond, 1, 2 et farfouille dans son sac à dos; Il en sort un éventail tout neuf, qu’il ouvre pour les photos, puis pour me remercier, me dit de le garder ! Chouette un cadeau !

Pierre arrive et nous partons après un tour à Don Quijote (à essayer des lunettes plus drôles les unes que les autres, et un tas de déguisements), boire un verre.
Que c’est cher… 950¥ le mojito ! Ah pardon 1020 avec la taxe !

La nuit est tombée et il est temps pour moi d’aller photographier le Sensō-ji ! Il fait bon et l’endroit est vide si on le compare à en pleine journée, c’est génial !
Je finis par rentrer mes photos en poche et une nouvelle journée de terminée !

Tokyo

#J9 > SHIBUYA

Aujourd’hui grasse mat’. Mon programme de la journée est très simple, faire la tour 109 ! Cette tour à 99% de shopping, et uniquement pour les filles ! Depuis le temps que j’attendais ce moment ! Certes mon style vestimentaire a un peu changé depuis le lycée, mais j’ai quand même vraiment hâte et je suis sûre à 200% que je vais me ruiner !

Tokyo
Effectivement dès le RDC (ici appelé 1F, le premier étage étant 2F et ainsi de suite) je trouve ce que je cherche depuis 1 bonne semaine ! Un pantalon de style kimono, ce qui est très en vogue ici ! Il faut savoir que les habits sont quasiment tous « taille F », ce qui veut dire taille unique, car les japonaises sont toutes très fines et font toutes la même taille.
C’est le dernier et je prends celui sur le mannequin sans hésiter.
Les étages ne sont pas immenses mais il y a plein de boutiques très colorées et girly comme toujours, les prix sont abordables, et les vendeuses viennent toutes te chercher pour t’inviter à rentrer dans leurs boutiques (au bout de la 20ème boutique ça devient très chiant !).
Je mange un bout en haut de la tour, car il y a un restaurant qui fait des pages carbo, et ça me manque beaucoup !! Je continue les boutiques encore après mon repas, passe au dernier étage au salon de coiffure/nail art (dont je parlerai demain) pour prendre rdv, et en oublie presque de faire les 2 sous-sols !
En sortant je trouve encore quelques boutiques dans lesquelles toujours plus dépenser mais c’est tellement chouette de vider son porte monnaie… J’ai des poches (oui des POCHES) plein les bras et c’est déjà le soir !

Il est l’heure de penser à manger et je passe devant un bar qui fait qqes plats; L’intérieur est tout en bois et les prix sont corrects.
Je prends une assiette « thaï » et des frites épicées en supplément.
À ma gauche il y a un japonais sur son ordi. Il me demande de lui surveiller ses affaires quelques minutes et engage la conversation en revenant; Nous discutons tout le long de mon repas (à tel point que j’ai fini l’assiette froide).
Il est super sympa et me propose de m’accompagner jusqu’au métro. On échange nos e-mails pour rester en contact et s’envoyer nos musiques et photos respectives.

Je suis épuisée et encore une fois je rentre trop tard pour pouvoir me reposer.

#J10 > SHIBUYA

Journée chaude et très humide pour ne pas trop changer, il est bientôt midi et je dois partir à la tour 109 pour mon RDV !
J’explique : il y a (très) longtemps, les japonais/Corée(?) ont créé le nail art, autrement dit l’art sur ongles (mains et pieds oui oui !); Certains d’entres vous ne connaissent que depuis quelques petites années, mais ne vous méprenez pas les filles, la France de ce côté la aussi est en retard d’un bon siècle ! Nos petites youtubeuses et blogueuses beauté n’ont strictement rien inventé et son très loin de proposer ce que l’on peut trouver ici !
Les tarifs de nail art « simples » sont environ à 5000¥ (environ 40€), et pour les « ultra fous » comptez entre 10000 et 12000¥ ! (le double et plus).
Pour ma part, cela fait une dizaine d’année que j’ai commencé à bidouiller mes ongles (ma période Japon, mais pas encore connu en France donc impossible de me procurer certaines couleurs et accessoires), mais malgré ça je coince sur certaines techniques dont celle des effets « pierre », plus exactement la turquoise; Et, est-ce de la chance ? Ce motif est en vitrine, au prix du nail art « simple » ! C’est décidé, je me lance.
La technique utilisée est celle du gel, ce qui revient à faire des superpositions de couches couleurs/motif et de gel transparent que l’ont doit à chaque fois passer sous lumière pour les fixer.
L’artiste ongulaire (je l’appellerai comme ça car elle a vraiment géré), ne parle pas vraiment anglais mais est vraiment gentille et on rigole quand même bien.
Après environ 1h de travail, elle sort un petit coussin rose pour immortaliser son travail, avec mon IPhone, puis le sien. Je suis vraiment ravie et tant pis si mes ongles souffriront dans 3 semaines !

Tokyo

Ma journée continue dans la joie et la bonne humeur car j’ai ensuite RDV avec Mami !
Nous nous étions rencontrées à Melbourne pendant mon petit voyage en Australie, et avons réussi à nous retrouver pendant mon séjour.
Elle tombe à pic pour me renseigner sur les accessoires de nail art que je regarde, et en plus de ça, réussit à me trouver des kigurumis, ces pyjamas 1 pièce pour adultes qu’on utilise souvent en France pour faire des soirées déguisées. Parfait, Pikachu ou Stitch ? J’aime le bleu, donc ça sera Stitch !
Puis, pour ne jamais oublier ce moment, quoi de mieux que des photos ? Mami accepte d’aller faire 1 purikura avec moi (photomaton spécial kawaii, n’existe pas en France). C’est super drôle même si je ne peux rien lire, mais heureusement, elle se charge de tout et je suis ravie !

 

Je n’ai pas mangé encore une fois, et me laisse donc entraîner dans un bar vraiment bien caché, pas très grand et un peu tassé, où tout est en bois. Une planche de surf est accrochée au plafond, et on peut même fumer à l’intérieur (oui, au Japon ce n’est pas interdit, j’ai l’impression de revenir en 1990 !)
Il y a également à manger et je commande une omelette et risotto, ainsi qu’un GRAND verre de limonade.

Ça fait du bien de pouvoir parler face à face au bout de 2ans !
En apprenant que je vais sur Okinawa, elle appelle une amie qui a vécu en France et part aussi sur Okinawa au même moment ! Elle nous rejoint, et elle aussi est vraiment super sympa ! Elle me propose de se retrouver là bas et d’aller voir un concert de rock ensemble ! Génial !

Après ce très bon moment, je dois malheureusement rentrer, car je dois faire du tétris dans ma valise. J’achète une brochette de poulet et une korokke sur le chemin et finit ainsi cette superbe journée.

La suite de mon voyage au prochain épisode : Le Mt Fuji !

 

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